HAON Hervé
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PEROU – CHILI , du désert d’Atacama à l’Ile de Pâques

Présentation :
Entre le sud Pérou et le nord Chili s’étend le grand désert d’Atacama. Coincé entre le Pacifique et la Cordillère des Andes, c’est le désert de tous les superlatifs. Le plus haut le plus aride. Le désert des déserts.

Avec Pédro de Valdivia, le conquérant du Chili nous voyagerons dans le temps. Nazca et ses énigmatiques lignes, visibles seulement du ciel nous attendent et avec elles de mystérieuse civilisations pré-incaîques.

Ce sera ensuite la terrible épopée du salpêtre qui, durant un demi siècle, mobilisa des milliers d’hommes et de femmes.

Enfin, nous nous envolerons pour l’ile de pâques. Rapa Nui, le nombril du monde et ses gigantesques statues de pierre, les Moais qui n’en finissent pas de défier l’imaginaire des hommes.

Extrait du film :
« Je vous emmène dans le désert. Le redoutable désert d’Atacama écrasé entre les Andes et le Pacifique. Un rêve en zigzag long de 2 000 Km. Un long pétale de pierre, de sable et de neige.

L’Atacama : c’est le désert de tous les superlatifs. Le plus ancien, le plus haut, le plus aride. Le désert des déserts.Ou plutôt, plusieurs déserts qui se succèdent de la côte Pacifique aux plus hautes altitudes.

C’est la terre de tous les conquérants. Des Incas quetchua aux conquistadors. Des résistances Aymaras aux révoltes des forçats du salpêtre.

Si ce n’était le bleu du ciel, on pourrait se croire sur une autre planète.

Entre Arequipa au Pérou et Copaîpo au Chili une langue de pierres et de sable qui s’étire dans une aridité absolue.

La beauté du monde ici se vautre dans le vent et le silence. Et le ciel jaloux tente encore d’avoir le dernier mot.

Mais commençons par le commencement.

C’est d’abord Christophe Colomb qui en 1492 découvre le continent Américain ouvrant ainsi la porte à une longue théorie de conquistadors espagnols. Tous assoiffés d’or et de gloire.

Les conquistadors. Ils sont violents, ils sont cupides, ils sont cruels. Ils se savent lancés dans une aventure sans retour et la pitié n’est pas leur fort.

Le premier d’entre eux, c’est Cortès, Hernán Cortès qui s’empare de l’empire aztèque dans l’actuel Mexique.

En 1513 Vasco Nunes de Balboa, à la tête d’une poignée d’hommes franchit le Darién, l’isthme de Panama. Il découvre ainsi la mer du Sud, l’océan Pacifique.

Puis entre en jeu le terrible Francisco Pizarro chef de guerre et redoutable guerrier. Celui-là n’a peur de rien.

Avec son compagnon Diego de Almagro, ils font serment de s’emparer des richesses d’un empire fabuleux dont ils ont vaguement entendu parler. L’empire des Incas. Un serment de fou.

Pourtant une flottille est armée et des hommes sont recrutés. Ils ne sont que 170 mais animés d’une volonté inflexible.

Au prix d’efforts inouïs, ils prennent pied sur la côte péruvienne et s’enfoncent dans les cordillères.

Le 15 novembre 1532, ils entrent dans Cajamarca où se trouvent l’empereur Atahualpa et le gros de sa troupe.

Les Espagnols chargent la foule à coup d’épées.

L’empereur est jeté au sol et capturé. Le coup de main le plus audacieux de l’histoire vient de se produire et c’est le sort de toute l’Amérique du sud qui a basculé ce jour-là à Cajamarca.

Pour se sauver, Atahualpa promet une rançon. Et l’or afflue. De tout l’empire. Un butin fabuleux.

Enivrés par tant de richesse, les Espagnols sont incapables de tenir leur promesse et quelques mois après sa capture, ils garrottent l’empereur devant ses sujets rassemblés et soumis.

Maintenant l’obsession de l’or sera permanente.

Et c’est bien la croix chrétienne qui va s’abattre sur l’empire Inca. Mais une croix de feu et de sang portant dans son sillage fracas, ravages, mort et incendies. Un brasier sanglant où agoniseront sans fin les fils du soleil. »

Pendant des siècles la mémoire défaite, ils tendront leurs bras aux fers des conquistadors dont la cupidité s’exercera sans limites.